ENTRE RÊVES, FLAMMES ET NUITS BLANCHES.
S’écouter

S’acoquiner avec l’irréel, créer des images proches du rêve, dans un contexte de manque de sommeil, poussé par quelque chose d’intérieur, immuable et irrésistible.
Réaliser peut-être des clichés oniriques, ce que cette force provoque comme une envie avec insistance, en moi… C’est comme cela que cela me parle : alors pourquoi pas… S’écouter
Un état second donc, bien connu des insomniaques, paradoxal, entre excitation intense et fatigue profonde. (On dit même, que des hormones proches des antidépresseurs agissent à ce moment là). Je les sens ! Placébo ? Non, à chaque fois, c’est pareil.
Se rendre en ville, un matin

Il reste quelques lampadaires allumés dans la ville. Ce matin là, la lumière est très basse et les éléments (arbres, bâtiments, routes, cours d’eau, etc.) doivent être imprimer rapidement avant que celle-ci ne corrompt l’état des choses et peut-être que cette énergie en moi donnera du résultat.
C’est la fête et pour la première fois, au fur et à mesure des impressions sur le capteur, l’excitation monte, à la vue des images sur l’écran.
« Ça » avait peut-être raison, malgré l’impulsion, vient un peu de satisfaction, de l’espoir ou même du rêve (encore), car en bon chercheur, en bon inventeur, en bon créateur, la reconnaissance me taraude.
Voir des feux follets

Exténué par la fatigue, des choses apparaissent, des flammes ? Non, des petits feux, conséquence de la vue qui se trouble. Est-ce encore une fois réel ?
L’écran inonde mes yeux de prises de vue spéciales, mais il faut rentrer, car le manque de sommeil a des limites, pouvant même être dangereuses.
Ce n’est pas fini, du point de vue le plus accessible (mon immeuble), voici un dernier cliché.

Y penser en poésie…
Si le cœur est une âme,
le corps son véhicule,
le rêve est un brouillard,
et le réveil le dissipe.
Si la respiration est larme,
le souffle son recule,
le rêve arrive si tard,
le songe déjà un trip.
Si la couleur est sienne,
le noir et blanc blême,
la photo est mienne,
et l’émotion la même.Amiel MARTIN

Répondre à Amiel Martin ARTAnnuler la réponse.