Extraits des clips : YOUTUBE

SONGES ET SOLITUDE

SEUL… FACE AU PAYSAGE

La promenade est un moment de partage en famille, parfois entre amis, et beaucoup en couple, qui est délicieux et reposant. Il n’est pas nécessaire d’avoir une quelconque quête, intérêt, sauf celui de poser ses yeux sur ce qui nous entoure.

Brocéliande

Qu’il s’agisse du monde du petit (insectes, mousses, plantes, etc.), de l’échelle humaine, ou bien de l’infini grand (quand la lune est pleine et apparait en plein jour, par exemple, faisant toucher de loin le monde de l’espace), notre vision, premier sens de l’homme, ne cesse d’explorer son environnement.

Lorsqu’on se promène en groupe, il y a toujours ce moment où l’un d’entre nous s’en sépare, pour se retrouver, dans une certaine indépendance temporaire à la recherche de tranquillité, pour explorer les lieux environnants ou pour laisser partir son esprit à sa propre réflexion.

Corrèze

Une petite fuite de la compagnie, due souvent à la promiscuité, ou à l’intensité du partage avec les autres: comme une nécessité, attiré par une irrésistible promenade de son coté, dans un songe, vers une solitude.

L’indépendance naît aussi de la curiosité de certains, sorte d’exploration personnelle à la recherche de l’unique, l’incongru ou l’original, peut importe. Un endroit, où il y aura toujours un quelque chose à se mettre devant les yeux.

Mais parfois cette solitude apparait soudainement, lors d’une invasion de pensées stressantes, d’une projection vers le futur désagréable ou bien d’autres angoisses.

Saint Malo

C’est beau ! C’est beau de s’isoler, et rien n’est plus attirant que le regard au loin d’un être humain concentré. Oui, car il s’y passe quelque chose, dans ce regard, que n’importe quel sensible comprendra. Et nous serions tous, sensibles…

Mont Saint Michel.

Seul, on observe d’autant plus, qu’on a à loisir d’aller vite ou prendre son temps, c’est selon, aller plus loin encore ou piétiner, pourquoi pas ? On a ainsi de la liberté, plus de liberté, mais quant aux relations sociales, ne sont-elles pas dans le juste milieu entre isolement et promiscuité ?

Le paysage et sa vue, nous réconforte mais seul, il serait sans doute un simple désert. Façonné en partie par l’homme et pour l’homme, il est rassurant de s’y aventurer en sachant qu’on croisera plus tard… des êtres humains.

Centre

Seul, je t’attends, regardant ce paysage désert.
Seule, tu attends, imaginant un pays sage, tu sers,
le poing fort. Et je rentre du labeur, faire
le point sur l’or. Toi, tu entres à l’heure, amère.

Il est temps de se promener, dehors !
Tant que de s’y abandonner dès lors.
A deux, nous nous baladons dans nos songes
A deux, nous communiquons, tel des oronges,

tels des champignons, et leurs mycéliums
et tels deux arbres jumeaux et leurs cambiums.

Amiel MARTIN


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